Sara Raynaud ne remettra plus les pieds à Calvières. Depuis 2017, Camille Genau incarne cette jeune femme devenue policière dans Demain nous appartient, le feuilleton de TF1 tourné à Sète. Mais parce que l’univers de la chaîne fonctionne comme un immense village où tout le monde se croise, son personnage a longtemps entretenu un lien de proximité avec l’autre grande institution du groupe : l’Institut Auguste Armand, décor phare d’Ici tout commence.
À retenir
- Un personnage clé s’éloigne définitivement d’un décor emblématique après des années de présence
- L’Institut Auguste Armand traverse ses propres crises internes et mystérieuses
- Les producteurs laissent la porte ouverte à des retours inattendus entre les deux univers
Une comédienne qui a grandi avec son personnage
Avec une élégance toute discrète, la jeune actrice de 26 ans a su conquérir le coeur du public français avec son rôle de Sara dans la série à succès Demain nous appartient. Ce n’est pas un détail : peu de comédiennes peuvent se targuer d’avoir suivi leur rôle sur près d’une décennie, en même temps qu’elles grandissaient elles-mêmes. L’actrice a la particularité d’avoir grandi avec cette série quotidienne, son personnage de Sara Raynaud évoluant de lycéenne à brigadière de police. Un parcours peu commun dans le paysage des feuilletons quotidiens, où les allers-retours de casting sont pourtant monnaie courante.
Sara n’est pas née dans la facilité. Sara Raynaud est née le 5 juillet 2000 et est la fille de Béatrice Raynaud et de Guy Raynaud, un mari très violent qui bat régulièrement sa femme, et elle prend souvent la défense de sa mère quand elle se fait battre par son père. C’est justement ce combat familial qui va forger sa vocation. Le combat de Béatrice inspira Sara, qui souhaite devenir policière, et elle réussira à devenir policière. De victime collatérale d’un foyer toxique à gardienne de la paix à Sète : le twist est particulièrement bien trouvé pour une héroïne de quotidienne.
Sur le plan sentimental, le personnage a également connu son lot de rebondissements. Elle rencontrera Roxane Thiemen, et tombera éperdument amoureuse d’elle et réciproquement, avant que Roxane finisse par lui avouer qu’elle est le Corbeau qui menace la Police. Une intrigue à suspense qui a marqué durablement les fans de la case access prime de TF1.
Un institut qui vit sa propre tempête, loin de Sète
Pendant que Sara patrouille du côté de Sète, l’Institut Auguste Armand connaît lui aussi des heures sombres. L’établissement fictif, planté depuis 1992 dans la petite commune de Calvières, n’a jamais été un long fleuve tranquille. En 2025, l’école a même connu une fermeture spectaculaire lors de l’intrigue baptisée « Un goût amer ». Milan et Coline, en menant leurs propres investigations, trouvent du GHB dans le sel du Double A, confirmant une intoxication délibérée, et la disparition mystérieuse des salières convainc Brassac qu’il s’agit d’une tentative de meurtre, le forçant à fermer immédiatement l’Institut.
La scène de la fermeture, diffusée début juin 2025, a marqué les esprits. Lionel décide de s’assoir par terre pour protester contre la fermeture et lâche : « C’est notre école et on ne va pas la laisser mourir. » Zoé, Emi, Jim, Jasmine et tous les autres élèves rejoignent le mouvement et font du sit-in. Un instant de mobilisation collective assez rare pour une école de cuisine fictive, mais qui dit bien l’attachement du public à ce décor du Château de Calvières.
Et l’histoire ne s’arrête pas là : le lieu continue de traverser les crises. Récemment, un compte officiel lié à la série a même évoqué une « fermeture officielle » de l’institut, sous le hashtag « Un Goût Amer ». De quoi rappeler que ce décor camarguais, malgré son prestige affiché à l’écran, n’a jamais vraiment connu la tranquillité depuis son ouverture dans la fiction en 1992.
Un pont entre les deux séries qui reste ouvert
Ce qui rend la situation particulièrement intéressante pour les fans, c’est que rien n’est figé entre les deux programmes. La productrice historique d’Ici tout commence, Sarah Farahmand, l’a elle-même confirmé : interrogée sur la possibilité d’autres crossovers avec Demain nous appartient, sa réponse a été un « Absolument ». Concrètement, cela signifie que la porte entre Sète et Calvières n’est jamais complètement fermée à double tour, même quand un personnage semble s’éloigner durablement de l’un des deux décors.
Cette logique de vases communicants n’est pas nouvelle dans le groupe TF1. Les showrunners ont déjà fait circuler des figures d’un feuilleton à l’autre, et l’historique de la franchise regorge d’allers-retours entre les deux mondes. Certains personnages nés à Sète ont grandi jusqu’à intégrer l’Institut, quand d’autres, formés à Calvières, ont ensuite posé leurs valises du côté de la Méditerranée. Le sort de Sara Raynaud, bien installée dans son commissariat sétois depuis des années, illustre justement à quel point ces feuilletons quotidiens carburent à l’incertitude : personne ne peut jurer, à ce stade, qu’un chapitre est définitivement clos tant que les scénaristes n’ont pas eux-mêmes refermé le dossier.
Une chose est sûre : l’Institut Auguste Armand, lui, continue de vivre sa vie mouvementée sans se soucier du calendrier des autres personnages du groupe. Entre concours d’entrée disputés, championnats des écoles et crises internes à répétition, l’établissement camarguais a de quoi occuper ses élèves (et ses téléspectateurs) pour de nombreuses semaines encore, avec ou sans visite surprise venue de Sète.
Sources : allocine.fr | allocine.fr