Superman et Lex Luthor vont enfin se serrer la main, du moins le temps d’affronter un ennemi commun. James Gunn a confirmé que dans Man of Tomorrow, la suite très attendue de Superman, l’Homme d’Acier et son ennemi juré ne seront plus dressés l’un face à l’autre mais côte à côte face à une menace bien plus grande qu’eux. Un renversement total de dynamique pour un duo qui, depuis 1938, s’est toujours défini par son opposition.
À retenir
- Superman et Lex Luthor vont-ils vraiment mettre leurs différences de côté pour affronter ensemble un ennemi commun ?
- Pourquoi James Gunn a-t-il choisi de faire de Luthor bien plus qu’un simple antagoniste cette fois-ci ?
- Brainiac fait ses débuts au cinéma : qui est réellement cette menace capable de réconcilier deux rivaux ?
Le duel devient alliance forcée
Le constat de James Gunn est sans détour. Alors que le premier Superman plaçait Clark et Lex comme des opposés moraux, Gunn fait l’inverse avec Man of Tomorrow, en montrant les ennemis combattre ensemble plutôt que l’un contre l’autre. Le réalisateur y voit une occasion de révéler une autre facette de son antagoniste : selon lui, Lex est déterminé, intelligent et audacieux, et associer ces qualités à la gentillesse et à la force de Superman formerait un duo redoutable, de quoi tenir face à une menace qui, elle, ne fera de cadeau à personne.
Interrogé sur le fond de l’intrigue, Gunn a résumé sa vision avec une franchise assez rare pour un cadre de studio. « C’est une histoire où Lex Luthor et Superman doivent travailler ensemble, dans une certaine mesure, contre une menace bien plus grande », a-t-il expliqué. Il a immédiatement nuancé cette collaboration forcée, histoire de ne pas trop rassurer les fans : « C’est plus compliqué que ça, mais c’est une grande partie de l’intrigue. C’est autant un film sur Lex que sur Superman ». Une déclaration qui change la donne : jusqu’ici, aucun long-métrage n’avait osé faire du méchant emblématique un quasi-coprotagoniste.
Ce qui frappe surtout, c’est l’attachement personnel que Gunn revendique envers Luthor. « Au fond, c’est une histoire sur Clark et Lex », a-t-il déclaré à Variety, ajoutant : « Je m’identifie aux deux. Je m’identifie à l’ambition et à l’obsession de Lex, moins le meurtre. Et je m’identifie à la foi de Superman envers les gens, à ses valeurs du Midwest. Ce sont deux facettes de moi ». Un aveu presque intime, qui explique sans doute pourquoi le cinéaste refuse d’en faire un simple méchant caricatural cette fois-ci.
Brainiac, l’adversaire qui les réconcilie
Le liant de cette alliance improbable a un nom : Brainiac. Le duo devra apprendre à combiner son ambition impitoyable et sa force pure et généreuse, car il affrontera l’un des plus grands ennemis de Superman, dans ce qui marquera ses débuts sur grand écran. L’androïde hyper-intelligent, jamais adapté au cinéma jusqu’ici, sera incarné par l’acteur allemand Lars Eidinger, un choix qui a surpris une partie du fandom, plus habitué aux têtes d’affiche hollywoodiennes classiques.
Cette confrontation à trois n’efface pas pour autant la méfiance naturelle entre les deux anciens rivaux. Reste à savoir s’ils parviendront réellement à mettre leur rancune de côté : Lex est l’ennemi numéro un de l’Homme d’Acier, et son idéologie s’oppose frontalement à tout ce que représente Superman, ce qui rend d’autant plus savoureux de les voir tenter de faire la paix. Gunn a d’ailleurs semé la confusion sur les réseaux en célébrant l’anniversaire du personnage avec un message provocateur, affirmant que Luthor n’était « définitivement pas un vilain, mais un protecteur de la Terre et de l’humanité ». Une pirouette qui n’a pas franchement convaincu les fans, certains rappelant sur les réseaux que ce même Lex était prêt à laisser mourir des innocents dans le premier film, la mémoire collective a parfois la dent dure.
Un tournage bouclé, une sortie fixée au 9 juillet 2027
Côté calendrier, les choses avancent vite. La suite, intitulée Man of Tomorrow, est programmée en salles le 9 juillet 2027, à peine deux ans après le retour de l’Homme d’Acier au cinéma. Une cadence de production presque effrénée pour un blockbuster de cette envergure, qui témoigne de la confiance de Warner Bros. envers ce nouvel univers DC. Le projet, salué par la presse américaine, s’appuie sur le succès du premier volet sorti en 2025, qui a dépassé les 611 millions de dollars au box-office mondial.
David Corenswet et Nicholas Hoult reprennent logiquement leurs rôles respectifs, aux côtés de Rachel Brosnahan dans la peau de Lois Lane. Frank Grillo revient également en Rick Flag Sr., et le tournage, initialement prévu pour démarrer en avril, est le second film DC Studios à entrer en production cette année, avec The Batman – Part II de Matt Reeves. Un calendrier de tournage qui laisse peu de place à l’improvisation, mais Gunn semble avoir pris cette suite très au sérieux dès l’écriture.
La note d’ambiance a d’ailleurs légèrement changé de ton par rapport au premier opus. Le prochain volet mise moins sur le spectacle « quatre couleurs » façon comics et fait davantage partager la vedette à Superman et Lex Luthor. Une inflexion tonale assumée, qui pourrait bien surprendre ceux qui s’attendaient à un simple copié-collé plus musclé du premier film. Reste à voir si ce pari sur la complexité psychologique de Luthor tiendra ses promesses une fois le film sur grand écran, ou si le personnage retombera, malgré tout, dans ses travers habituels dès que l’occasion se présentera.
Sources : comicsblog.fr | jeuxvideo.com