J’ai vu passer la date de sortie de La Chasse à Gollum et j’ai relu deux fois le nom inscrit à la réalisation

Trois mots ont suffi à me faire arrêter mon scroll : « réalisé par Andy Serkis ». Pas parce que le nom est inconnu, bien au contraire, mais parce que le voir associé à ce projet précis, avec cette date de sortie qui vient enfin de se stabiliser, a quelque chose d’assez vertigineux pour qui a grandi avec la trilogie originale. La Chasse à Gollum, ou The Hunt for Gollum pour l’appeler par son vrai nom, sortira finalement le 17 décembre 2027 aux États-Unis, et le 15 décembre en France selon plusieurs sources spécialisées.

Le film devait à l’origine débarquer en 2026. Le film joué et réalisé par Andy Serkis devait initialement voir le jour en juillet 2026, mais la nouvelle date annoncée fait état d’une diffusion en salle prévue pour le 17 décembre 2027. Douze mois de plus, donc, pour peaufiner ce qui s’annonce comme un événement de fin d’année, dans la pure tradition des sorties calendaires de la saga originale. La date de sortie n’est d’ailleurs pas une surprise : les six films des trilogies de Peter Jackson sont tous sortis en décembre, avant Noël, et chaque trilogie a rapporté 2,9 milliards de dollars au box-office mondial. Warner Bros. ne change pas une formule qui a fait ses preuves.

À retenir

  • Andy Serkis derrière et devant la caméra : un choix qui surprend autant qu’il intrigue
  • Une histoire narrative inédite coincée entre deux mondes connus, racontée du point de vue de Gollum
  • Jamie Dornan en Aragorn ? Les castings alternatifs ravissent et divisent les puristes

Andy Serkis, de la combinaison de motion capture au fauteuil de metteur en scène

Voilà le nom qui m’a fait relire deux fois la fiche technique. Serkis dirige ce nouveau tentpole et reprend une fois de plus le rôle-titre, qu’il incarne par motion capture depuis « Le Seigneur des Anneaux : Les Deux Tours » en 2002. Il ne s’agit pas d’un simple caméo derrière la caméra : Serkis cumule les deux casquettes, acteur principal et réalisateur, sur un projet dont l’ambition dépasse largement celle d’un blockbuster classique.

Sa filmographie de metteur en scène n’est pourtant pas franchement synonyme de triomphe critique unanime. Ses précédents efforts derrière la caméra incluent « Mowgli : Legend of the Jungle » et « Venom : Let There Be Carnage ». Deux films qui ont eu un accueil mitigé, pour rester poli. D’où cette relecture attentive du générique : confier les clés d’un blockbuster attendu par des millions de fans à un réalisateur dont le CV suscite plus d’interrogations que d’enthousiasme immédiat, c’est un pari assumé de la part de Warner Bros.

Le studio ne laisse pourtant rien au hasard. Le réalisateur originel de la trilogie, Peter Jackson, ainsi que ses partenaires Fran Walsh et Philippa Boyens, produisent ce nouveau film. Warner Bros. a insisté sur le fait que ce trio « sera impliqué à chaque étape ». Une garde-fou créatif qui rassure, sur le papier au moins, quant à la fidélité au ton et à l’univers de Tolkien.

Une histoire coincée entre deux trilogies, racontée du point de vue de la créature

Le pitch, lui, tient en une poignée de mots mais promet une plongée psychologique inédite. Boyens a confié à Empire magazine que « The Hunt for Gollum » est une histoire « assez intense » qui se déroule « après la fête d’anniversaire de Bilbon et avant les Mines de la Moria », un « morceau spécifique d’une histoire incroyable et inédite, racontée à travers la perspective de cette créature incroyable ». Concrètement, le film s’installe dans cet interstice narratif que les appendices de Tolkien évoquent sans jamais développer : Aragorn traquant Gollum pour empêcher que Sauron ne mette la main sur la localisation de l’Anneau.

Cette temporalité place le film à cheval entre les deux trilogies existantes. L’histoire se déroule entre le dernier volet de la trilogie « The Hobbit » et avant « La Communauté de l’Anneau », suivant la quête périlleuse d’Aragorn pour retrouver la trace de Gollum, la créature qui s’est emparée de l’Anneau unique, avant que Sauron n’y parvienne. Un exercice de haute couture temporelle qui demande de jongler avec des personnages vieillis, rajeunis, ou tout simplement absents du canon filmique original.

Un casting qui mélange fidélité et surprises

Le tournage a officiellement démarré cet été en Nouvelle-Zélande, terre sacrée de la saga. Warner Bros. a dévoilé les premières images d’Andy Serkis dans la peau du personnage principal, annonçant le lancement officiel du tournage du film dont la sortie en France est programmée le 15 décembre 2027. Petite touche d’humour bienvenue : « Avec quoi commençons-nous ? », lance le metteur en scène vêtu d’une tenue de motion-capture dans la vidéo annonçant le début du tournage.

Côté visages familiers, plusieurs retours sont déjà confirmés ou fortement suggérés. Ian McKellen, Elijah Wood et Lee Pace seront de retour pour incarner Gandalf, Frodon et Thranduil. Mais ce sont surtout les nouveaux arrivants qui font parler. Jamie Dornan, Leo Woodall, Kate Winslet et Anya Taylor-Joy incarneront Aragorn, Halbarad, Marigold et Seren. Voir Jamie Dornan reprendre le rôle rendu iconique par Viggo Mortensen, c’est le genre de choix qui divise déjà les forums avant même la première image officielle du personnage.

Reste une question que peu d’articles soulèvent : ce nouveau Hunt for Gollum n’est pas le premier à porter ce titre. Un fan-film britannique, tourné avec un budget dérisoire et sorti en 2009, revendiquait déjà cette même chasse au même personnage, preuve que l’idée hantait les scénaristes amateurs bien avant que Warner Bros. n’y investisse des dizaines de millions de dollars. De quoi relativiser l’exclusivité d’un concept qui semblait, sur le papier, taillé pour un seul studio.

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