Sous les pulls en maille et les vestes façon rentrée des classes, les comédiens d’Ici tout commence affichent parfois un teint suspicieusement luisant à l’écran. rien à voir avec les projecteurs surchauffés du plateau : la vraie explication tient en un mot, gravé sur tous les thermomètres du Gard cet été. La série de TF1 tourne ses scènes de rentrée scolaire en plein cœur d’une canicule qui s’annonce comme l’une des plus intenses jamais enregistrées en France.
À retenir
- Pourquoi les acteurs brillent-ils étrangement lors des scènes de rentrée ?
- L’été 2026 pourrait-il vraiment surpasser le record de chaleur de 2003 ?
- Quels secrets se cachent derrière les coulisses d’un plateau à 40°C ?
Une rentrée tournée sous 40 degrés
Le calendrier de fabrication d’un feuilleton quotidien impose ce grand écart temporel depuis toujours : on filme les scènes de septembre alors que le calendrier affiche encore juillet ou août. Cette année, la production a repris ses quartiers habituels dès l’été pour préparer la nouvelle saison, avec le retour de Hortense et Eliott dans Ici tout commence à la rentrée 2026, le tournage ayant démarré pour lancer les intrigues qui arriveront à l’écran en septembre. Nouveaux visages, nouveau générique, nouvelles brigades en cuisine : tout le folklore de la rentrée scolaire à l’institut Auguste Armand s’est tourné pendant les semaines les plus chaudes de l’année.
Le problème, c’est que ce tournage se déroule toujours au même endroit depuis le lancement de la série. Le tournage a lieu à Saint-Laurent d’Aigouze, en Camargue Gardoise, où le château de Calvières est retenu comme décor pour l’école de gastronomie. Une région magnifique, plage à deux pas et marais salants en toile de fond, mais aussi une des zones les plus exposées aux pics de chaleur du pays en cette fin juillet-début août 2026. Difficile de faire croire à un mois de septembre tempéré quand le mercure frôle les 40°C juste derrière la caméra.
L’été 2026, un candidat sérieux au record absolu
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, et ils sont impressionnants. Sur la période du 1er juin au 29 juillet 2026, la moyenne des températures en France s’élève à 23,76°C, un chiffre 1,4°C plus haut que celui enregistré sur la même période durant l’été 2003. Depuis plus de vingt ans, 2003 restait la référence absolue en matière de fournaise estivale hexagonale. Cette année, ce record historique pourrait bien tomber : l’été 2003 détenait le record de l’été le plus chaud depuis 23 ans, mais ce dernier semble plus que jamais en danger, et il semble plus que probable que ce record sera battu.
Début août, la situation ne s’est pas arrangée sur le terrain qui nous intéresse. Les températures attendues au cours du premier week-end d’août ont pu franchir les seuils de canicule dans les deux tiers sud de la France, avec des pointes de 40°C possibles dans le sud-ouest et en vallée du Rhône. La Camargue, coincée entre étangs et vallée du Rhône, se retrouve en plein dans la zone rouge. Pas franchement l’idéal pour enfiler un col roulé devant une caméra, même pour incarner un élève fictif de l’institut.
Coulisses d’un plateau qui cuit
Ce que vivent les équipes techniques cet été n’a rien d’anecdotique, et c’est un problème que rencontre l’ensemble de l’industrie du cinéma et de la télévision française en 2026. Sur un autre tournage réalisé cette saison, un technicien racontait comment la deuxième semaine, le thermomètre s’est emballé avec la canicule, montant jusqu’à 43 degrés certains jours. Même en intérieur, la chaleur ne pardonne pas : malgré les installations de climatisation mobile et de ventilateurs, avec plus de cent personnes dans la pièce principale où les projecteurs dégagent une chaleur importante, la température y oscille entre 38 et 39°C.
Sur ce même plateau, l’écart de traitement entre techniciens et comédiens principaux ne passait pas inaperçu : les comédiens principaux répètent dans une salle climatisée, tandis que les figurants attendent sous la chaleur, pendant que les secouristes prennent leur tension et surveillent ceux qui vacillent. Ce genre de dispositif, ventilateurs discrets hors-champ, pauses fréquentes, secouristes en stand-by, fait désormais partie du quotidien de n’importe quel plateau français dès que le mercure dépasse les 35°C. Pas étonnant, donc, que certains comédiens d’Ici tout commence affichent un front qui brille un peu trop pour une simple scène de cours magistral en septembre.
Les fans du feuilleton ne sont pas dupes, d’ailleurs. Sur les forums consacrés à la série, un commentaire posté fin mai souhaitait déjà « bon courage avec la chaleur » à l’équipe, plusieurs semaines avant même le pic caniculaire du début août. Une petite phrase qui en dit long sur ce que subissent, saison après saison, les techniciens et acteurs de ce feuilleton diffusé chaque soir à 18h30, aujourd’hui aussi disponible sur Netflix depuis juin 2026.
Reste une question pratique que la production doit trancher chaque été : maquiller la transpiration à grand renfort de poudre matifiante coûte du temps de tournage, alors que chaque minute compte sur un feuilleton qui doit boucler plus de 200 épisodes par saison. Entre l’authenticité de la sueur et la magie de la fiction, le choix est souvent vite fait, quitte à laisser deviner aux spectateurs les plus attentifs qu’il ne fait clairement pas 18°C ce jour-là sur le plateau du Gard.
Sources : revolutionpermanente.fr | msn.com