La saison 2 de One Piece, sous-titrée Into the Grand Line, a débarqué sur Netflix le 10 mars 2026, huit épisodes disponibles d’un coup pour emmener Luffy et son équipage vers la mer la plus dangereuse du monde. Mais le vrai scoop ne se trouve pas dans ces épisodes déjà diffusés depuis plusieurs mois : il se trouve derrière la caméra, où Netflix vient de révéler que la saison 3 était déjà entièrement tournée avant même que la saison 2 n’arrive à l’écran. Une cadence de production qui change complètement la donne pour une franchise habituée à faire poireauter ses fans.
À retenir
- Une saison 2 acclamée qui double son score Metacritic par rapport à la saison 1
- Le tournage de la saison 3 a commencé trois mois avant la diffusion de la saison 2
- L’arc d’Alabasta s’annonce comme le moment décisif qui transformera les fans en nakama
Grand Line, Chopper et un bond qualitatif assumé
Trois ans d’attente entre la saison 1 et la saison 2. Sur le papier, ça ressemble à un pari risqué. Dans les faits, la recette a payé : cette saison 2 affiche une impressionnante moyenne de 80/100 sur Metacritic, contre 67/100 pour la première sortie en 2023. Encore mieux du côté de Rotten Tomatoes, où la série a maintenu un score de 100% au Tomatomètre et 95% au Popcornmètre, un chiffre rarement atteint pour une adaptation de manga en prises de vues réelles.
Côté récit, la saison couvre un territoire narratif dense. L’histoire couvre le début du Grand Line, avec les arcs Loguetown, Reverse Mountain, Whiskey Peak et Drum Island. De quoi introduire une galerie de nouveaux visages attendue au tournant : Tony Tony Chopper, hybride renne-humain doublé par Mikaela Hoover, ainsi que Captain Smoker (Callum Kerr) et Miss Wednesday (Charithra Chandran). Pour recréer l’ambiance polaire du royaume de Drum sans un flocon de neige naturel, l’équipe a dû ruser : le tournage s’est déroulé à Cape Town, en Afrique du Sud, où il n’y a pas de neige, donc la production a dû faire preuve de créativité, allant jusqu’à importer des tonnes de neige artificielle en plein été austral.
Le vrai coup de théâtre : la saison 3 dans la boîte avant la diffusion de la saison 2
Voici ce qui a surpris jusqu’aux observateurs les plus aguerris de la franchise. La production de la saison 3 a démarré dès le 24 novembre 2025, environ trois mois avant même que la saison 2 ne soit diffusée. Un calendrier totalement inédit dans l’histoire de la série, où chaque saison attendait traditionnellement la sortie de la précédente pour lancer son propre chantier.
Le 30 juin 2026, Netflix a officialisé la fin de ce tournage marathon avec une photo de plateau qui a immédiatement fait le tour des réseaux. Netflix a publié un cliché réunissant Iñaki Godoy, Emily Rudd, Mackenyu, Jacob Romero, Taz Skylar et Charithra Chandran, posant tous ensemble devant un mur où figure également Joe Manganiello dans la peau de Sir Crocodile, le grand antagoniste de cette saison 3. Le message qui accompagnait l’annonce ne manquait pas d’humour : Netflix a précisé qu’il n’y aurait « there will be no further questions » sur cette fameuse murale révélant le méchant avant l’heure.
Cette troisième saison porte un titre qui ne laisse planer aucun doute sur son ambition : intitulée One Piece : The Battle of Alabasta, elle adapte l’un des arcs les plus marquants du manga d’Eiichiro Oda. Les showrunners eux-mêmes ne cachent pas l’enjeu émotionnel du morceau. Selon leurs propres mots, Alabasta est l’arc qui a transformé de nombreux fans en nakama pour la vie, combinant le talent de world-building d’Oda avec une histoire thématiquement riche, émotionnellement forte et visuellement spectaculaire. Le tournage, lui, aura duré près de sept mois, débuté le 25 novembre 2025 dans les mêmes studios que les deux précédentes saisons.
Des audiences en dents de scie, mais une confiance qui ne faiblit pas
Reste une question qui plane sur cette accélération de production : le public suit-il vraiment ? Les premiers chiffres de la saison 2 racontent une histoire nuancée. La série a engrangé 16,8 millions de visionnages complets lors de sa première semaine, contre 18,5 millions de visionnages complets lors des quatre premiers jours de sortie de la saison 1 en août 2023. Un léger recul, certes, mais qui n’a pas empêché la série de trôner en tête des audiences mondiales : la deuxième saison s’est immédiatement placée dans le Top 10 de 92 pays.
Les chiffres Nielsen, publiés un mois plus tard, viennent nuancer encore le tableau. Entre le 9 et le 15 mars, la série a grimpé à un nouveau sommet hebdomadaire de 1,62 milliard de minutes visionnées, se plaçant numéro 2 toutes catégories confondues et numéro 1 parmi les productions originales, avec 82% du temps de visionnage consacré à la nouvelle saison. De quoi relativiser les inquiétudes sur un supposé essoufflement.
Le budget, lui, donne le vertige. Netflix investirait environ 20 millions de dollars par épisode pour cette adaptation, un montant qui explique la lenteur historique de la post-production entre effets spéciaux et décors numériques. La facture pourrait encore grimper : les arcs qui attendent la série derrière Alabasta, à savoir Skypiea, Water Seven, Thriller Bark et Marineford, représenteraient des défis de production considérables, tant sur le plan technique que budgétaire. Autant dire que le pari de tourner deux saisons quasiment en simultané n’a rien d’un caprice logistique : c’est une course contre la montre pour maintenir l’élan avant que les arcs ne deviennent trop coûteux à mettre en images.
Sources : netflix-news.com | buddytv.com